Douche froide sur les Négos : les syndicats refusent un accord à minima

La dernière séance de négociation conventionnelle qui devait être conclusive avec la Sécurité Sociale a tourné court. La FNI et les deux autres syndicats représentatifs refusent de signer l’avenant. Explications.

Depuis décembre dernier, les trois syndicats représentatifs, la FNI, le SNIIL et Convergence Infirmière ont déroulé le programme des négociations conventionnelles établi avec l’Assurance Maladie. L’accord, conclu dans le cadre de l’avenant no 5, prévoyait de scinder les travaux en deux avenants étalés sur les 1er et 2e trimestres 2018 :
• le premier avenant, dont la signature était prévue au 31 mars, concernait l’intervention des IDEL dans la prise en charge médicamenteuse du patient, leur mobilisation dans la chirurgie ambulatoire, la réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC), et l’évolution du dispositif démographique ;
• le second, au 30 juin, cible les plaies complexes, la généralisation du bilan de soins infirmiers (BSI), corrélé à une valorisation des séances de soins infirmiers et l’abrogation de la notion de temps liée au AIS.

Ce mardi 27 mars, à l’issue d’une séance de négociations qui se voulait conclusive, les syndicats ont partagé le constat que le compte n’y était pas. En effet, les propositions qu’ils avaient soutenues pour faire évoluer la nomenclature et valoriser le rôle des IDEL dans le circuit du médicament, ou encore les inscrire comme filière naturelle après chirurgie n’étaient reprises par l’Assurance Maladie qu’a minima. Par ailleurs, un sujet aussi majeur que l’implication des IDEL dans le suivi de la chimiothérapie orale à domicile était tout simplement écarté au profit des missions attribuées aux futures infirmières de pratiques avancées. Seul le travail sur la régulation démographique aurait pu faire consensus pour engager la rénovation attendue du dispositif. Restaient à stabiliser les questions financières.

Prétextant une insuffisante visibilité sur l’impact budgétaire du futur avenant sur le BSI prévu fin juin, l’Assurance Maladie a rechigné à dégager un investissement à la hauteur des enjeux.

Dans ce contexte, les trois syndicats représentatifs (FNI, SNIIL et Convergence Infirmière) ont estimé que les conditions n’étaient pas réunies pour conclure ce premier avenant. Au final, ils ont imposé à l’Assurance Maladie de fusionner la négociation des deux avenants initialement prévus.

Ainsi, un nouveau calendrier a été établi. D’ici la fin juillet, il devrait enfin conduire l’Assurance Maladie à mettre sur la table le montant global de l’investissement nécessaire à la conduite de la réorganisation des soins de ville lancée par le Gouvernement, passant par une meilleure reconnaissance des rôles et compétences des infirmières et des infirmiers libéraux.

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7 réponses à “Douche froide sur les Négos : les syndicats refusent un accord à minima”

  1. Le gouvernement et les Organismes associés font Semblant de vouloir négocier…
    Mais le but final est très clair
    Nous faisons le travail et eux récoltent les fonds et en gardent la plus grande partie possible…
    Nous voilà revenus au moyen âge et la Santé ou le bien être des 70 millions de Francais ne compte pas, il semble seul réservé à une élite Auto Proclamée

  2. Bonjour,
    je voulais me former pour la pratique avancée infirmière, mais cette formation ne se fait que à Marseille et c’est lourd comme formation.

  3. Bravo, parfait!
    Il me parait important que les choses soient claires et que le rôle des IDEL soit reconnu à sa juste valeur ce qui aura effectivement un coût …
    Il faut que les caisses d’assurance maladie aient une réelle conscience du rôle que nous assumons chaque jour au domicile de nos patients et que pour l’instant , nous sommes dans le flou au sujet de sa reconnaissance.

  4. Une partie du chemin a été parcourue.
    Il reste à faire pour que l’énergie dépensée chaque jour au domicile des patients par les IDEL soit reconnue.

  5. j’ai entendu dire que l’année dernière toutes les 5 vaccinations faites le pharmacien percevait 100 euros de bonus en plus de la facturation normale des vaccins.est ce vrai? si oui c’est revoltant!

  6. Est ce qu’on peut espérer une valorisation de nos frais kilométrique car le gasoil a beaucoup augmenté et on ne voit rien venir

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