Le Congrès annuel

Congrès 2009

56ème CONGRES F.N.I.
1
er – 2 et 3 décembre 2009

A L’ATRIA PARIS CHARENTON
3-5, rue des Marseillais
94220 CHARENTON

Le vieillissement en santé est une question de santé publique et de soins infirmiers. Comment identifier et faire reconnaître l’expertise infirmière au service du bien vieillir ? Tel fut l’enjeu du débat entre les adhérents de la FNI et les experts médicaux et politiques présents au 56ème congrès FNI qui s’est déroulé les 2 et 3 décembre 2009 sur le thème de la prise en charge des personnes âgées en perte d’autonomie. C’est en effet une véritable onde de choc démographique que les pays européens s’apprêtent à gérer. 1/3 de la population française devrait être âgé de plus de 60 ans d’ici 2040. Les plus de 80 ans seront 4 millions en 2020 et aux alentours de 8 millions en 2050.
En toute légitimité, les infirmiers libéraux ont attiré l’attention des politiques et des experts scientifiques et médicaux sur le sujet, eux qui prennent en charge 75% des soins dispensés aux personnes âgées dépendantes.
Les infirmiers libéraux sont bien au cœur de la prise en charge du grand âge au domicile, a confirmé le docteur Sylvie Legrain, gériatre à l’hôpital Bretonneau, professeur des universités, consultante auprès de la Haute autorité de santé. « Le maintien à domicile des personnes âgées modérément dépendantes exige un réseau de soins primaires faisant appel à un médecin traitant, un infirmier, souvent une aide-ménagère, parfois une auxiliaire de vie si la dépendance est plus importante. En ambulatoire, les infirmiers libéraux sont à même de réaliser l’observance, le suivi et l’éducation thérapeutique nécessaires, en surveillant leur pilulier, l’automédication, le cumul avec les génériques,… ».
Présente aux conférences débats de ce congrès, la députée de l’Aisne, Isabelle Vasseur, vice-présidente du groupe d’étude de l’Assemblée nationale sur la dépendance, a regretté que les infirmiers libéraux n’aient pas été sollicités dans l’élaboration du plan « Bien Vieillir ». Également présente, la députée Catherine Lemorton, aujourd’hui présidente de la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, avait regretté l’absence de politique forte de promotion de la santé. « Il faudra accepter d’y mettre un financement, ce qui n’est pas dans la tradition historique du système français », avait-elle déclaré, jugeant pourtant indispensable de « mobiliser des fonds pour financer l’éducation thérapeutique. »
Isabelle Vasseur a aussi félicité les infirmiers libéraux pour leur initiative en matière de régulation démographique, une solution conventionnelle qui a, en outre, permis d’appréhender la gestion de l’offre globale de soins infirmiers sur un territoire.

Ce congrès a enfin permis la reconduite de Philippe Tisserand à la présidence de la FNI sur un score sans appel. Recueillant 174 voix pour 175 votants, la réélection du président fédéral en la personne de Philippe Tisserand avait sonné comme un véritable plébiscite. Elle témoigne surtout de la pertinence de la politique générale du syndicat, de sa capacité à incarner les valeurs et les projets des infirmiers libéraux et valide son positionnement sur une vision ambitieuse du métier d’infirmier et sur les différents dossiers d’actualité.