Opérations et actions « Coup de poing »

Tohu-Bohu aux EGOS (2008)


La FNI joue du vuvuzela pendant le discours de la ministre Roselyne Bachelot

Mois d’avril 2008. Maison de la Chimie. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, entame un discours dans le cadre du bilan de la concertation conduite pour les États généraux d’organisation des soins (EGOS), sensée inspirée une profonde réforme du système de santé, et n’hésite pas à déclarer que « les infirmiers effectuent un trop grand nombre d’actes qui occupent leur temps sans solliciter leurs compétences propres ». Pour la FNI, c’en est trop ! Voilà des mois qu’elle dénonce une concertation à deux vitesses qui fait la part belle au corps médical et qui méprise largement les infirmières de proximité dont le rôle dans le premier recours est purement et simplement occulté. Ce jour-là, la FNI n’a pas d’autre choix, pour alerter l’opinion et les parlementaires, que de se faire entendre bruyamment en jouant du vuvuzela en pleine intervention de la ministre. Ce coup d’éclat aurait largement pu être évité et la ministre avait reçu d’amples invitations qu’elle n’a jamais saisies, imposant aux EGOS des modalités de concertations qui n’ont laissé aucune place aux vrais débats, renvoyant les infirmières à une condition de « travailleuses manuelles dévouées ».

La FNI n’avait cessé, les mois précédents, de dénoncer des modalités de concertation réductrices et préfabriquées de toutes pièces par la Direction générale de l’offre de soins. La FNI s’était fortement engagée avec les autres syndicats infirmiers signataires de la Convention à améliorer la qualité et la sécurité des soins à nos concitoyens. Elle attendait donc du ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, ce même engagement dans des démarches innovantes. On sait aujourd’hui l’importance qu’on eut ces EGOS, phase préparatoire de la loi Hôpital, Patients, santé, Territoires, récusée depuis lors par à peu près tous les syndicats de professionnels de santé qu’ils soient du secteur public ou du monde libéral. « La plus importante réforme de notre système de santé depuis la loi de 1958 méritait mieux qu’une pseudo concertation à deux vitesses … rendant plus compte des difficultés du ministère de la Santé à s’adapter que des professionnels de santé à coopérer», concluait le président fédéral de la FNI.

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