53 % d’infirmiers en plus entre 2014 et 2040

Selon les calculs de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), le nombre d’infirmiers devrait augmenter de 53 % entre 2014 et 2040 pour atteindre 881 000 infirmiers actifs en 2040.

Ainsi le nombre d’infirmières augmenterait de façon bien plus importante que la population. La DRESS suppose que « le vieillissement de la population devrait susciter une hausse des besoins de soins comparable à celle du nombre d’infirmiers » dont la densité professionnelle sera mécaniquement accrue.
Si la proportion d’infirmières hospitalières reste équivalente à celle de 2014, autour 44 %, pendant que l’effectif en établissement pour personnes âgées stagnerait à 6 %, l’exercice libéral progresserait de 23 % de son côté.

Pour la FNI, les chiffres de la DREES démontrent l’attractivité de l’exercice libéral et indépendant, ce qui devrait davantage faire réfléchir les pouvoirs publics. Ces derniers n’ont de cesse que de pousser IDEL vers des structures où elles seraient salariées et placées sous la tutelle hiérarchique des médecins, comme dans les centres de santé où certaines formes de maisons de santé pluridisciplinaires (MSP). De même, la ministre de la santé n’a imaginé les infirmières en pratiques avancées qu’encadrées par les médecins. Même si la laisse est longue, elle n’en est pas moins une laisse…
De toutes les professions de santé, les infirmières sont celles qui ont le plus de goût pour le libéral tout en exerçant de façon organisée et regroupée. Mais nos ministres, bien que cela soit sous présent sous leurs yeux, ont du mal à en accepter la réalité…

Enfin, l’étude montre également que si rien n’est fait, les déséquilibres de la répartition territoriale des IDEL se maintiendraient. C’est pourquoi, il est indispensable de poursuivre la politique d’incitation à une meilleure répartition dans le cadre conventionnel. La FNI négocie actuellement une actualisation du dispositif avec l’assurance maladie.

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