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La FNI approuve 5 des 19 mesures du rapport Cordier

La FNI soutient 5 des 19 recommandations du comité des « sages », mais considère que l’extension des nouveaux modes de rémunération proposée pour 2014 aboutirait à créer en ville des structures organisées sur le modèle salarial de l’hôpital, au risque d’affaiblir grandement l’efficience de la médecine de premier recours.

La FNI se félicite que les axes d’action prioritaires soumis par le comité des sages à la ministre de la Santé, en conclusion des travaux initiés à la demande du Premier ministre pour élaborer la stratégie nationale de santé, mettent l’accent sur la nécessité de recentrer le système de santé sur les soins primaires de proximité. Elle apporte son soutien en particulier aux recommandations suivantes :

1 Promouvoir la santé de chacun et de tous

  • développer des méthodes innovantes pour les initiatives de sensibilisation, de pédagogie, d’information, de prévention,

  • penser l’organisation des programmes français de disease management au regard de l’intervention souhaitée d’équipes de soins de santé primaires et du développement de l’e-santé.

2 Impliquer et accompagner la personne malade, soutenir l’entourage (développer l’auto-surveillance en facilitant l’appropriation des nouvelles technologies)

3. Créer une instance représentative des associations des usagers du système de santé (observatoire du respect des droits des usagers, soutien de la démocratie sanitaire…)

10. Aider à la transmission d’informations entre professionnels de santé, avec une légalisation de la prescription électronique, l’utilisation d’une messagerie sécurisée et un objectif ambitieux de développement du dossier médical partagé

11 Développer la télémédecine à bon escient

Dans la recommandation 4 (favoriser la constitution d’équipe de soins de santé primaire), la FNI souscrit à l’idée de promouvoir des temps de concertation entre médecins hospitaliers, équipes de soins de santé primaires, spécialistes de ville, autour de problématiques de santé territoriales et de pathologies spécifiques, dans l’objectif de mettre en œuvre des protocoles de parcours de soins et de santé. Elle se félicite que le comité ait perçu l’impérieuse nécessité, « à fin 2013 de s’assurer qu’un courrier de fin d’hospitalisation soit remis au patient lorsqu’il sort de l’hôpital. », préconisation qui répond à une véritable attente des infirmières libérales.

  En revanche, la FNI déplore l’évidente méconnaissance de l’exercice libéral que traduit l’essentiel des mesures préconisées par ce rapport. En misant exclusivement sur les nouveaux modes de rémunération et l’organisation en centres de santé, ce rapport écarte purement et simplement l’exercice libéral dans l’avenir du système de santé. Les personnalités très éloignées du monde libéral désignées pour produire ce rapport n’auraient-elles pas mesuré l’efficience des libéraux de santé grâce à laquelle l’ONDAM peut être respecté et même sous-réalisé deux années consécutives, en ce qui concerne l’enveloppe de ville.

La FNI défend avec ferveur le système libéral, non pas par corporatisme effréné, mais parce que les intérêts des infirmières rejoignent bien ceux du système de santé : préserver la qualité et l’accessibilité des soins en améliorant son efficience. Le respect du système libéral ne contrevient pas aux objectifs de la stratégie nationale de santé, il les sert !

Enfin, la FNI observe que le comité prend conscience de la nécessité de reconnaître le métier d’infirmier clinicienne en identifiant des compétences telles que l’évaluation des risques, la prévention, l’accompagnement, le suivi clinique, l’ETP.

Si elles sont certes mal connues, ces activités ne s’écartent pas pour autant de la réalité des pratiques des infirmières libérales qui intègrent au quotidien :

  • le suivi des pathologies chroniques et l’éducation des patients et de leur entourage, leur permettant une socialisation correcte et une qualité de vie (diabète, HTA, psy, pathologies vasculaires dégénératives, dermato, plaies chroniques, IRTC…) ;

  • le repérage et la reconnaissance précoce des changements dans l’état de santé des personnes permettant d’alerter le médecin traitant ;

  • le dépistage des situations à risques ;

  • la coordination des prises en charge complexes et des prises en charge des personnes âgées dépendantes en assurant le lien entre le sanitaire et le social ;

  • le maintien et l’entretien d’un lien de proximité entre le médecin, le patient, la famille, les autres professionnels de santé autour du partage des données et des informations ;

  • une activité liée à la prévention et à la promotion de la santé (habitudes de vie, nutrition) ;

  • une activité de suivi thérapeutique et de surveillance (surveillance de l’état de santé des personnes, incluant la gestion des facteurs de risque et la thérapie médicamenteuse,…).

A cet égard, la FNI revendique la reconnaissance de l’infirmière libérale en tant qu’infirmière clinicienne. S’il fallait faire émerger en France de nouvelles compétences infirmières pour répondre à d’éventuelles carences de démographie médicale, elles ne pourraient être confiées qu’à des infirmières praticiennes, à l’instar des modèles existants au Québec et dans les pays anglo-saxons ou plus près de nous en Suisse.

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