La FNI signe la charte pour l’accès territorial aux soins

La Fédération Nationale des Infirmiers (FNI) a signé, le 6 février dernier, lors du comité de pilotage du plan territorial d’accès aux soins, la charte relative à la mise en œuvre de ce plan conclue entre l’État et les syndicats représentatifs des différentes professions libérales de santé (des médecins libéraux, des pharmaciens, des infirmiers, des masseurs-kinésithérapeutes, des sages-femmes, des orthophonistes, des podologues, des orthoptistes, des biologistes, des chirurgiens-dentistes).

Cette charte vise à mettre en œuvre les objectifs définis dans le plan de renforcement de l’accès territorial aux soins et à organiser la gouvernance nationale et régionale autour du plan en coordination avec les agences régionales de santé et en relation avec le réseau de l’assurance maladie et avec les collectivités territoriales pour faciliter l’émergence de projets territoriaux. Il s’agit notamment de développer l’exercice coordonné, d’accompagner la révolution numérique en santé avec le déploiement de la télémédecine, et de simplifier la vie des professionnels de santé pour gagner du temps médical.

La FNI a aussi signé cette charte parce qu’elle se donne pour objectif de « favoriser l’exercice collaboratif et les regroupements professionnels sous quelque forme que ce soit ». Il s’agit là d’une évolution majeure dans l’attitude du gouvernement qui jusqu’à présent n’envisageait ce sujet qu’à travers la réclusion des professionnels dans des MSP derrières d’épaisses murailles constituées ceinturées par les SISA. La ténacité de la FNI dans ce dossier a payé car désormais le gouvernement s’ouvre à toutes formes d’exercice coordonné sans exclusivité.

La voie des infirmières salariées et assistantes des médecins dans les MSP de ces derniers dans le cadre du modèle ASALEE n’est donc plus un sens unique. Et c’est tant mieux ! Car les enjeux de prise en charge des patients et en particulier dans les zones à faible densité médicale, appellent la mobilisation d’infirmières déployées sur le terrain au domicile des malades et non sur des emplois postés d’assistantes médicales pour tenir les agendas et les dossiers médicaux en lieu et place de leurs patrons de médecins.

Pour autant, cela ne signifie pas que la FNI entend cautionner l’action du gouvernement. La Fédération sera comme toujours vigilante et exigeante. Sa signature lui procure un avantage tactique majeur : celui de participer à la gouvernance des actions concernant l’accès territorial aux soins. Ainsi dans la place, le syndicat compte agir pour défendre les intérêts des IDEL et préserver l’exercice libéral tout en s’opposant aux dérives éventuelles qui pourraient naître d’un excès de zèle toujours possible de la part des technos de l’administration, des ARS, … ou encore de certains syndicats infirmiers frappés du syndrome de Stockholm.

Une réponse à “La FNI signe la charte pour l’accès territorial aux soins”

  1. Être infirmière libérale et une femme enceinte n est pas vraiment compatible. Est ce normal?
    Doit on en 2018 choisir entre avoir un bébé ou payer ses charges et avoir un salaire?
    Quand est ce que quelqu un va reconnaître que tout ceci est aberrant ??
    Le pire est que nos ministres de la santé ces dernières années sont des femmes. Ce n est pas simple non plus il parait pour les politiques. Sans demander un passe droit je pense au plus profond de moi qu elles sont encore plus injuste envers les femmes que si elles étaient nées homme.
    Madame SImone VEIL doit se retourner dans sa tombe.

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