Y’en a qui manquent pas d’air !

Je suis chauve et pourtant certains veulent me faire passer pour une blonde, et la FNI toute entière pour une peroxydée au bulbe rétréci. C’est de saison, je ne parle pas du printemps bientôt derrière nous, mais des élections professionnelles du 7 décembre. Cette fois c’est parti !

Les syndicats savent que ces élections sont cruciales. Il faut semer pour que ça germe, logique. « Nos amis de la communauté infirmière d’en face » ont de l’idée : ils choisissent de semer la discorde, se servent de lisier pour engrais et poussent des cocoricos par voie de communiqué sur fond de piaillements sociaux. Quelle séduisante stratégie de conquête de l’électorat. Ça me fait penser à une mauvaise blague : « Savez-vous pourquoi la France a choisi le coq pour emblème ? » « Parce que c’est le seul animal qui continue de chanter quand il a les pieds dans la merde ». Comme dit l’autre, le Chniil aboie, la caravane passe. Il prétend que nos « arguments fallacieux visent uniquement à apeurer les infirmières libérales ». Pouf, pouf pouf, (merci d’intégrer ici un smiley genre mort de rire/MDR )’). Faire peur, en principe ça fait fuir ! Il faut être plus que blonde pour miser sur un pareil répulsif !

Alors que le Sniil s’enferre dans un syndrome de Stockholm chronique, la FNI a résolument choisi le camp de l’action. C’est ça la différence ! Elle a publié un guide de la nouvelle nomenclature des perfusions pour accompagner les Idels dans ce changement. Elle travaille avec la FHF pour mettre en œuvre son dispositif coupe-fil en cas d’accident d’exposition au sang. Elle engage une action avec les tutelles sur le dossier Violence contre les Idels, sur la vaccination, sur la coordination AVEC l’Idel (et elle a créé une carte pour cela). Elle a lancé avec succès une expérimentation sur le dépistage du diabète à La Réunion présentée lors du prochain congrès du Sidiief et peut faire valoir encore bien d’autres réalisations. La FNI a fêté la 50e Journée internationale des infirmières dans la bonne humeur…

La FNI milite pour l’avancée du système de santé dans le respect de nos compétences. Sans complaisance. Quand un clignotant vire au rouge, le dire c’est prévenir le pire. La FNI explore toutes les voies de passage que peut nous laisser le goulot d’étranglement du virage ambulatoire que les pro-administratifs perçoivent comme un mirage tels des assoiffés dans le désert.

Ces graines de changement, nous faisons tout pour qu’elles donnent des fruits que les Idels puissent recueillir.

Bien sûr, la vindicte « de nos collègues d’en face » est faite pour défriser. Je n’ai pas le profil. Quant aux infirmières, elles ont une liberté de penser dont la FNI revendique l’existence.  Agissons, accompagnons les professionnelles.

Le Chniil mord : mais qu’est-ce qu’il ne faut pas faire (en faisant semblant de faire) pour plaire ! Quand même, à force de vouloir se donner des airs, y’en a qui n’en manquent pas.

Ce n’est pas le cas des 3,5 millions de Français atteints de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). 43% des patients hospitalisés pour cette affection le sont à nouveau moins de six mois après leur sortie. Or, il est démontré que des soins appropriés à domicile réduisent cette proportion de façon notable.

Démonstration, action : l’assurance maladie lance son expérimentation du programme d’accompagnement du retour à domicile (Prado). Dans 13 établissements1, ces patients sont désormais mis en relation avec des professionnels de santé libéraux pour un programme de deux mois comprenant une consultation chez le médecin traitant dans les 8 jours suivant la sortie, une consultation de suivi par un pneumologue, une séance hebdomadaire avec l’infirmier et des soins de kinésithérapie.

Le virage à domicile, c’est ici et avec nous ! Démonstration, action : le dossier du mois sur la BPCO prépare vos succès.

Mais pour vous plaire c’est promis, s’il le faut, demain je me teins.

 

1 CHU de Nancy (54), CHRU de Lille (59), CHU de Rouen, CHU d’Amiens (80), Clinique Europe Amiens (80), Clinique Pasteur de Toulouse (31), les hôpitaux privés de Metz (57), CH de St-Lô, CH d’Epinal, le centre médico-chirurgical Foch (92), le centre hospitalier R. Ballenger d’Aulnay (93), le groupe hospitalier Saint-Joseph et certains établissements de l’AP-HP (75).