Comment mettre fin à la galère des prescriptions mal formulées ?

Vous êtes nombreux et nombreuses à nous faire part des recours auprès des médecins pour faire rectifier vos ordonnances. La FNI souhaite mobiliser le levier de la prescription numérique dans les logiciels médicaux pour éviter la perte de temps de soin, les impayés et les indus.

L’Assurance maladie ne laisse pas passer les prescriptions mal libellées ou incomplètes : si un prélèvement sanguin doit être réalisé à domicile et par une ou un IDEL, cela doit être mentionné. Il en est de même pour tous les soins infirmiers que les médecins ne connaissent que dans les grandes largeurs, alors que l’Assurance maladie attend des prescriptions précises renvoyant à la Nomenclature Générale des Actes Professionnels (NGAP). Certes, il n’est pas envisageable de demander aux médecins de connaître sur le bout des doigts notre Nomenclature, alors qu’ils peinent déjà à s’approprier la leur. Le problème, c’est que ce phénomène se traduit par des impayés, voire des indus et du temps de soin perdu pour tous. Et il y a fort à parier que l’arrivée des modifications de nomenclature, qui découleront des négociations conventionnelles en cours, ne feront qu’empirer la situation. Alors que faire ?

Pour la FNI, la solution passe par les logiciels d’aide à la prescription des médecins. Si ces derniers intégraient d’une part les exigences de l’Assurance maladie en termes de prescriptions de soins infirmiers et, d’autre part, le libellé des actes précis, ce serait un gain de temps pour tous.

Pour anticiper l’arrivée de nouveautés – à l’instar du bilan de soin infirmier (BSI), que les prescripteurs mettront un certain temps à découvrir puis à assimiler – la FNI a pris les devants et est passée à l’action en sollicitant la Fédération des éditeurs de logiciels médicaux. La FNI souhaite ainsi engager un travail au profit de l’ensemble de la profession, en mobilisant le levier de la prescription numérique et des logiciels de prescription.