Contributions au Ségur de la Santé : La Mutualité Française “pète un plomb” !

La Mutualité Française a dévoilé ses contributions à la concertation Ségur organisée par le ministère de la santé et des solidarités. Elles consistent à imposer, ni plus, ni moins que le modèle dirigiste des « réseaux de soins » qui vise à faire disparaître l’exercice libéral.

La Mutualité Française veut « mettre fin à l’exercice isolé des professionnels de santé du premier recours et généraliser des espaces de santé pluriprofessionnels » en minorant la rémunération des professionnels de santé libéraux qui n’interviendraient pas dans ce cadre.
Dans ces espaces, la rémunération des professionnels serait forfaitaire, basée sur la capitation (par tête de patients pris en charge) et partagée entre les professionnels.

Le modèle proposé par la Mutualité, digne des années noires de la Russie soviétique est aussi nuisible pour les patients dont le libre choix sera bafoué que pour les IDEL qui perdront dans ces espaces leur statut libéral.

Insatisfaite de cette seule proposition, la Mutualité enfonce le clou en proposant le développement d’équipes médicales dont la vocation serait de prendre en charge les besoins gériatriques des territoires. Elle indique clairement qu’elle compte écarter les IDEL de la prise en charge à domicile au profit de ses propres équipes de salariés.

La FNI a vivement réagi (CF communiqué de presse) et s’inscrit dans une opposition totale aux propositions iniques de la Mutualité Française.

La FNI estime que les taux des frais de gestion de la Mutualité Française sont un gisement d’économies qui lui permettrait de participer utilement au financement des dépenses exceptionnelles de l’assurance maladie liées à la crise sanitaire. Elle serait plus inspirée d’utiliser cette voie plutôt que de s’escrimer à proposer un modèle qui vise d’abord à renforcer la santé financière des mutuelles.