Covid-19 : pourquoi le dépistage cafouille ?

Avec la reprise de la circulation active de la Covid-19, les Français se pressent dans les laboratoires pour se faire tester. Résultat : ça bouchonne. Les labos saturent. Et le Gouvernement rétropédale.

Il faut voir, dans l’embouteillage du système du dépistage, le résultat d’une politique improvisée et basée sur le chiffre. En incitant le grand public à se dépister sans ordonnance, le ministre de la Santé a créé un appel d’air, espérant que la France pourrait ainsi faire la course en tête parmi les pays européens qui dépistent le plus.

En enjoignant les laboratoires de ville, qui réalisent 90 % des tests à traiter un million de tests par semaine, Olivier Véran a remporté la course au chiffre, devant l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie. Mais il y a un pas entre prélever un million de personnes et mettre en œuvre toute la logistique nécessaire pour que les résultats arrivent en temps et en heure pour isoler les patients Covid positifs et leurs contacts.

Les impératifs logistiques n’ont pas été anticipés. Or l’équipement des laboratoires, leur approvisionnement en réactifs, et l’épuisement des personnels des labos, sont des réalités incontournables. Résultat : le système s’est engorgé.

Face aux embouteillages et aux files d’attente monstres qui se sont formés devant les laboratoires d’analyses médicales, le ministre de la Santé a été sévèrement rappelé à l’ordre par le président de la République. Passablement agacé de l’allongement des délais pour obtenir les résultats des tests RT-PCR, Emmanuel Macron a pressé Olivier Véran de revoir sa copie lors du dernier Conseil de défense. Le ministre de la Santé a donc mis en place une nouvelle « doctrine de priorisation » pour les personnes ayant une prescription médicale, les symptomatiques et les cas contacts à risque et les professionnels de santé. Dans le même temps, le nombre de tests est passé à 1,3 million par semaine.

Les laboratoires français tiendront-ils la cadence face à la deuxième vague qui s’abat déjà sur le pays ? Les pouvoirs publics misent sur l’arrivée des tests salivaires, qui pourraient être envisagés en auto-prélèvement, mais aussi des tests de diagnostic rapide (nasopharyngés) effectués par les professionnels de santé libéraux.

En tout état de cause, fluidifier l’accès au dépistage n’est pas une mince affaire de nouvelles mesures dans les prochains jours ne sont pas exclues. Le ministre de la Santé réunira d’ailleurs les syndicats des professionnels libéraux de santé ce mercredi sur le sujet de la crise sanitaire. À suivre…

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