Déserts médicaux : pourquoi il faut miser sur les IDEL

Améliorer l’accès aux soins de premier recours est une urgence vitale dans les déserts médicaux et pour permettre de concrétiser les politiques de maintien au domicile. Avec 5,4 millions de patients sans médecin traitant en 2019, des CPTS engluées dans la complexité et qui peinent à décoller, la FNI presse le Gouvernement de développer des réponses comme la consultation infirmière.

La Fédération nationale des infirmières (FNI) ne s’était pas trompée de diagnostic en 2012 dans son recueil de propositions pour l’avenir de la profession « Horizon 2030 ». La nécessité de répondre aux besoins grandissants dans le contexte du déplacement des soins de la sphère hospitalière vers le domicile, et des besoins de prises en charge de premier recours avec la progression des déserts médicaux laissant un nombre croissant de patients sans médecin traitant, appelle des réponses pragmatiques.

Compte tenu de leurs compétences, les infirmières sont les mieux placées pour combler le fossé entre les besoins et l’accessibilité des soins à domicile, coordonner des soins complexes pour un très large profil de patients, remplir pleinement leur potentiel d’offreurs de soins primaires en exploitant leur capacité en éducation et en formation à la santé. C’est donc vers la profession qu’il faut se tourner en faisant des infirmières libérales une porte d’entrée identifiée dans le premier recours, une porte d’accès reconnue comme remplissant des missions de service public favorisant l’équité sociale et l’accessibilité aux services de santé.

Cela passe par la reconnaissance officielle des IDEL comme des professionnelles de premier recours dans la loi, au même titre que le sont les médecins et les pharmaciens. Les compétences infirmières doivent être davantage exploitées dans le premier recours. Cela suppose de créer et de développer des consultations infirmières qui devront être reconnues et valorisées dans la nomenclature des actes professionnels. Distincte de la pratique avancée, où les IPA ne peuvent intervenir que sur une patientèle dévolue par un médecin, cette consultation repose sur le rôle propre de l’infirmière. Elle est au cœur de l’exercice infirmier quotidien car elle formalise cette approche globale de la personne. Cette consultation pourra donner lieu à une réorientation vers le médecin traitant, le spécialiste, le centre de plaies, le diététicien… Une consultation qui suppose naturellement d’élargir le droit de prescription à certains examens de contrôle pour surveiller, et si besoin ajuster, les traitements dans le cadre de la coordination et de la protocolisation en lien avec le médecin.

Aujourd’hui, toutes les composantes de la profession, dont l’Ordre, se retrouvent dans cette idée fondatrice de la FNI qui s’en félicite. Car plus la profession sera unie pour porter ce dossier, plus elle aura de chance d’imposer la consultation infirmière. C’est grâce à des positions unanimes de leur profession que les pharmaciens obtiennent des avancées. Aux infirmières d’en faire autant et de se mobiliser pour faire progresser les IDEL qui ont tant à apporter à la société, et surtout aux patients sans médecin traitant.

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