Électrique / carburants alternatifs : duo gagnant !

Notre activité est très exposée aux crises des carburants liées à l’approvisionnement. En termes d’équipements, des compromis sont à trouver. La FNI a exploré pour vous l’éventail des solutions. Explications.

En cas de pénurie d’essence à la pompe, forcément l’électrique gagne des points de sympathie. Sauf que les véhicules électriques ne sont pas toujours la bonne solution. Ils restent chers à l’achat ou à la location longue durée, n’ont pas forcément l’autonomie suffisante ou rassurante pour un usage intensif, et dépendent trop d’une infrastructure de recharge pas encore au niveau. Reste des solutions alternatives tout à fait valables à court et moyen terme. Certains n’hésitent ainsi pas à acquérir des véhicules qui roulent avec des carburants alternatifs comme le gaz de pétrole liquéfié (GPL) et le bioéthanol (E85). D’autres y convertissent leur véhicule à essence. Une option qui peut s’avérer intéressante, y compris pour les Idel, afin de faire quelques économies à la pompe tout en optant pour une pratique plus respectueuse de l’environnement.

Même s’ils rendent le passage à la station-service moins douloureux, opter pour des véhicules carburant au GPL ou à l’E85 suppose tout de même une mise de départ plus ou moins conséquente. Deux choix sont envisageables. Le premier consiste à investir dans un véhicule neuf ou d’occasion sachant que peu de fabricants proposent des modèles en bioéthanol (E85). En revanche, la gamme est un peu plus étoffée pour ce qui est du GPL. Deuxième option, nettement moins onéreuse celle-là : convertir sa voiture au carburant alternatif de son choix tout en conservant la possibilité de rouler à l’essence. En effet, cette opération n’est réalisable que sur des modèles de voiture à essence, de surcroît commercialisées après 2000 quand on veut privilégier le bioéthanol.

Le prix de la conversion
Comment se fait cette conversion et surtout à quel prix ? Dans le cas du bioéthanol, le processus consiste à faire poser un boîtier de conversion, un type d’appareil homologué depuis 2017 par arrêté. Selon les fabricants et la complexité de la voiture, le coût d’une installation oscille entre 700 et 2 000 euros.
Pour le GPL, les tarifs sont, en général, un peu plus élevés. Il faut en effet compter un investissement initial de 2 000 euros qui fluctue selon le type de moteur, de véhicule et le nombre de cylindres. La transformation en voiture bicarburation essence-gaz suppose, en outre, l’installation d’un second réservoir. Ce qui autorise à passer à sa guise du GPL à l’essence et assure une bonne autonomie dans la mesure où un plein permet d’effectuer entre 400 et 600 kilomètres. Petit bémol : malgré le succès du GPL dont les ventes de véhicules neufs ont grimpé de 716 % en 2020, seules 15 % des stations-service distribuent du GPL.

Des vertus écologiques et des avantages fiscaux
Si les véhicules qui roulent au bioéthanol ou au GPL consomment davantage qu’un véhicule à essence – entre 20 et 30 % pour le premier, entre 10 et 20 % pour le second – les prix à la pompe leur permettent de rester financièrement avantageux.
En outre, ces voitures possèdent également des vertus écologiques. Le bioéthanol et le GPL rejettent en effet respectivement environ 40 % et 20 % de CO2 en moins qu’une motorisation essence. Ce qui n’est pas neutre à l’heure où les seuils du malus écologique ont été abaissés. Rappelons que depuis janvier 2022, une voiture est taxée à partir de 128 g/km de CO2 (contre 138 g/km en 2021).
Et pour ce qui est de la fiscalité, ces automobiles propres, neuves ou converties, présentent aussi des avantages. Elles peuvent bénéficier de la gratuité de la carte grise dans la plupart des régions sauf en Bretagne et en Centre Val-de-Loire où l’exonération n’est que de 50 %. Le Grand Est et les Dom Tom excluent, quant à elles, toute exonération. A noter, également, que certaines régions (Hauts-de-France, Paca et Grand Est) ont mis en place des aides à la conversion pour l’E85. Bonne route.

Et la solution idéale est…
De nombreux experts automobiles considèrent que le meilleur compromis actuel entre coûts et respect de l’environnement, c’est la voiture simple hybride (non rechargeable) Flexfuel. Autrement dit, une voiture à combustion fonctionnant au bioéthanol (E85), aidée par un moteur électrique muni d’une petite batterie… rechargée par le moteur à combustion lui-même. Mais ces véhicules sont plutôt rares sur le marché actuellement.

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