Infirmières libérales : la situation est explosive

Un reportage diffusé dans l’émission C Politique, sur France 5, suit la ministre de la Santé dans les coulisses du ministère après l’annonce du Plan Santé. Avec l’un de ses collaborateurs, elle se félicite des « très bons retours » obtenus sur BFM. Ensuite, elle évoque les différentes réactions et termine en disant : « Après, tu as des infirmières qui te parlent de la revalorisation mais… ». La ministre ne termine pas sa phrase mais lève les yeux au ciel de façon éloquente.

Voir l’extrait ici : https://youtu.be/GoGL2W_nJkc

C’est la deuxième fois que la ministre réagit de cette façon. À Rouen, le 5 avril dernier, même haussement de sourcils, lorsque des infirmières ont osé interpeller le président de la République, qu’elle accompagnait lors d’un déplacement à Rouen.

Ces deux « coïncidences » sont pour le moins troublantes et interpellent la profession au moment où les négociations conventionnelles portant sur la revalorisation des actes infirmiers sont au point mort.
La ministre, qui tarde à donner suite aux demandes de rendez-vous des syndicats infirmiers, est-elle à l’origine de ce blocage ? Est-elle en train d’exprimer – à travers ses haussements de sourcils, qui ressemblent à du mépris – que les infirmières et infirmiers ne méritent pas de voir leurs actes revalorisés, qu’ils ne méritent pas d’être entendus dans la République ni dans la démocratie sanitaire ?

La FNI n’a pas connaissance de l’existence d’un contentieux antérieur entre la ministre et la profession pouvant motiver une telle attitude. Mais, quoi qu’il en soit, être ministre de la République oblige… et une ministre ne devrait pas dire cela. Une clarification urgente est nécessaire car cette situation est totalement incongrue et inacceptable. Comment une ministre de la Santé peut-elle mener sa réforme en ignorant les 120 000 infirmières et infirmiers libéraux ? Sa réforme, si généreuse avec les autres professions, ne contient aucune avancée positive pour les IDEL.

Cette situation n’est ni raisonnable ni tenable et, sans une clarification rapide accompagnée de gestes significatifs, la situation va devenir explosive.

Et selon le vieil adage, « Si tu veux la paix, prépare la guerre », la FNI, en lien avec les autres composantes de la profession, s’active à élaborer une action de protestation de grande ampleur. Le plan, dont vous serez prochainement informé, sera mis à exécution si la situation de blocage devait persister avec le Gouvernement et l’Assurance maladie.

Le compte à rebours est enclenché. Restons en contact, restez informé avec la FNI.