Journée mondiale de la thrombose : Les Idel, acteurs de la sensibilisation et de l’éducation des patients

La Journée mondiale de la thrombose du 13 octobre est l’occasion de s’attarder sur une concomitance délétère : les patients atteints de cancer présentent un risque accru d’être victime d’un accident thromboembolique veineux.

Les patients atteints de cancer ont un risque quatre à six fois plus important de développer une Thrombose veineuse profonde (TVP), une embolie pulmonaire (EP), ou encore une thrombose de cathéter veineux central (Port-a-Cath ou chambre implantable).

La prise en charge de la pathologie thrombotique associée au cancer repose à la fois sur des recommandations de bonne pratique clinique et sur la vigilance de l’ensemble des professionnels de santé ainsi que des patients. À domicile, les Idel participent à l’administration et à la surveillance du traitement anticoagulant ainsi qu’à l’éducation thérapeutique.

Le traitement et la prévention de la MTEV. Les Bonnes pratiques cliniques préconisent l’utilisation des Héparines de bas poids moléculaire (HBPM) en première intention et en monothérapie pour une durée minimale de six mois pour prévenir ou traiter la MTEV constituée.

La surveillance. Tout au long de la prise en charge, la surveillance de plusieurs paramètres biologiques et cliniques (poids, fonction rénale, traitements associés, réactions locales) reste utile.
En revanche, le contrôle plaquettaire ne s’avère pas systématique hormis certaines situations particulières : contexte chirurgical, réactions cutanées douloureuses aux sites d’injection, hémorragies, évolutivité de la maladie thromboembolique. Il en est de même pour la surveillance de l’activité anti-Xa qui n’est pas nécessaire sauf si le patient présente un poids extrême (<45 kg ou >105 kg) et/ou des complications hémorragiques.

Information et éducation du patient. L’information et l’éducation du patient sont primordiales. En complémentarité avec les médecins, l’Idel, en tant qu’effecteur de soins, doit expliquer au patient les modalités du traitement anticoagulant, à savoir une injection quotidienne, à heure régulière, en sous-cutané (en l’informant sur les sites d’injection : abdomen et face antérieure des cuisses), laquelle peut être réalisée par l’Idel ou le patient lui-même, le tout avec une surveillance clinico-biologique avisée.
Le patient doit en outre être sensibilisé au risque de potentielles interactions médicamenteuses ainsi qu’au fait que le traitement anticoagulant sera long (six mois minimum) et qu’il majore logiquement le risque de saignements. L’éduquer à la reconnaissance des signes cliniques de thrombose est tout aussi important.

Lire l’article complet dans Avenir & Santé n°507 (octobre 2022) en cours de diffusion aux abonnés.

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