La DGOS détaille le dispositif IPA devant les délégués de la FNI

Les premiers étudiants infirmiers en pratiques avancées (IPA) ont effectué leur rentrée des classes. Cette nouvelle forme d’exercice de la profession infirmière nécessite d’effectuer un cursus supplémentaire de deux ans pour obtenir un diplôme universitaire de grade master. Invité de l’Assemblée de départements de la FNI, le 27 septembre, le Dr Michel Varroud-Vial, conseiller médical de la DGOS, a détaillé plus avant le dispositif

COMPÉTENCE INFIRMIÈRE SOCLE OU IPA ?

Ce qu’en pense la FNI : « Avec les IPA, on est dans la consultation infirmière. Leurs attributions devraient concerner le métier socle dans la mesure où la coordination clinique de proximité fait partie du rôle propre des Idel, suggère Philippe Tisserand. C’est ce que font les Idel tous les jours. Il n’y a aucune raison qu’il faille être titulaire d’un master pour faire de la pratique avancée. »

Michel Varroud-Vial admet qu’il « faudra bien faire la part de ce qui relève respectivement du métier socle et de la pratique avancée tout en gardant une continuité entre les différents modes d’exercice afin qu’il n’y ait pas de clivage. Il n’est en outre pas question de déshabiller le métier socle en créant une concurrence. »

QUELQUES PRÉCISIONS SUR LA FORMATION

  • Objectif du Gouvernement au regard des capacités de formation : à 2 500 et 3 000 IPA à l’horizon 2022.
  • Une dizaine d’universités ont d’ores et déjà été agréées pour dispenser les enseignements conduisant à la délivrance d’un diplôme d’IPA.
  • Au programme : pharmacologie, surveillance des traitements, prise en compte des recommandations de la HAS relative au suivi des patients atteints de pathologies chroniques, approfondissement de l’ETP, économie de la santé, sans compter un travail de recherche et deux stages de deux et de quatre mois.
  • De nombreux candidats : « Nous avons été surpris par l’afflux de demandes. Nous craignions que ce soit uniquement les infirmières hospitalières qui s’approprient ce sujet, sachant que beaucoup d’entre elles se sont déjà vu confier des tâches qui sont du domaine des pratiques avancées. Nous souhaitons qu’au moins la moitié des IPA exercent à titre libéral », a expliqué Michel Varroud-Vial.
  • Une aide pour les Idel : La DGOS a sollicité les Agences régionales de santé (ARS) afin qu’elles soutiennent les Idel qui s’engageraient dans cette formation. À la clef, le versement d’une compensation de 10 600 euros. Un forfait pour les vingt-quatre semaines de formation en première année de master et les vingt-six semaines prévues lors de la deuxième année.