Les IDEL au cœur du virage ambulatoire : une réalité grâce à la FNI

La chirurgie ambulatoire est en passe de devenir la forme d’intervention très largement majoritaire. Oui, mais que font les syndicats infirmiers pour que les IDEL soient les professionnels qui accompagnent le retour à domicile ? Quand certains se contentent d’en parler, la FNI est la seule à agir et grâce à elle, une prothèse de hanche va se faire en avril avec un retour à domicile assuré par l’IDEL : un partenariat gagnant/gagnant entre le patient, l’établissement de santé et l’IDEL.

C’est en septembre 2012 à Bayonne qu’a eu lieu en France la première pose de prothèse de hanche en ambulatoire. Opérée le matin, la patiente est rentrée chez elle dans la soirée avec deux cannes. Depuis, des équipes de l’hôpital Cochin et de l’hôpital Ambroise-Paré se sont lancées à leur tour en 2015 mais ce qui est inédit, c’est une sortie avec un accompagnement anticipé et organisé du retour à domicile avec les IDEL.

Et c’est cette première qui est prévue pour le début du mois d’avril dans le département de l’Aisne. Le chirurgien, le docteur Jean-François Cazeneuve, rompu à ce type d’interventions en Grande-Bretagne, pratiquera dans la clinique Victor Pauchet située à Amiens. C’est grâce au dispositif ISIPAD* que cette première prothèse totale de hanche pourra avoir lieu dans cet établissement, un dispositif crée à l’initiative de l’URPS infirmiers de Picardie présidée par Marie Odile Guillon, élue FNI.

Tout y est sécurisant. Le parcours du patient est organisé. L’infirmière libérale ou l’infirmier, en l’occurrence ici il s’agit de Patrick Lesoudard, président du syndicat FNI de l’Aisne, visitera le patient le soir de sa sortie à domicile. Il repassera le lendemain matin et la prévention de la douleur postopératoire y fait l’objet d’une attention toute particulière.

La prothèse totale de hanche fait encore partie des pratiques émergentes de chirurgie ambulatoire que l’Assurance maladie entend bien développer. Et pour cause, la durée moyenne d’hospitalisation en France est d’environ 8 jours. Et elle estime, rien que sur le suivi post-chirurgical, que 17% des patients pourraient éviter un séjour en soins de suite et de réadaptation, soit 41 500 séjours à rembourser en moins.

* Pour rappel ISIPAD (Intervention Soins Infirmiers Post Ambulatoire à Domicile) est un dispositif innovant conçu en partenariat entre l’ARS de Nord Pas de Calais Picardie et l’URPS infirmiers et actuellement expérimenté dans les établissements de santé volontaires de l’ancienne région de Picardie.