L’infirmier référent, pour (très) bientôt ?

Nécessité faisant loi alors que 600 000 patients atteints d’une maladie chronique n’ont, aujourd’hui, pas de médecin traitant, l’heure est au pragmatisme. En point de mire, la nécessaire reconnaissance de l’infirmier référent (ou infirmier de famille) que la FNI ne cesse de porter sur les fonts baptismaux. Un changement de paradigme tant attendu qu’Emmanuel Macron a validé lors de ses vœux au secteur de la santé. Les Idel devraient enfin se voir consacrés à hauteur de leur engagement auprès de leurs patients. Pour le plus grand bénéfice des Français.

« Je veux que ces patients chroniques (ndlr : qui n’ont pas de médecin traitant) aient accès à ce que j’appellerais une équipe traitante, c’est-à-dire qu’ils puissent avoir sur ces réseaux, ces coalitions d’acteurs que l’on aura identifiées et structurées à l’échelle d’un territoire et d’une équipe, a expliqué Emmanuel Macron. Et quand il n’y a pas suffisamment de temps de médecins, qu’au moins les médecins puissent déléguer à des paramédicaux mais que l’on n’ait pas des gens qui n’aient accès à personne. Ces gens en situation de maladies chroniques (…) qui n’ont pas accès à un médecin, compte tenu des rigidités de notre système, ne peuvent même pas se faire renouveler une ordonnance auprès de l’infirmier ou de l’infirmière ou auprès du pharmacien. On doit sortir de ce face-à-face. »

« Si les médecins référents sont malins… »

C’est là que ladite « équipe traitante » prend tout son sens : « Donc on doit dire, il y aura toujours des médecins référents, généralistes et spécialistes dans ces coalitions d’acteurs de territoires. C’est à eux de s’organiser pour trouver le temps. S’ils sont malins, ils délèguent les actes aux paramédicaux, les actes qui ont le moins de valeur. Et la logique, c’est que beaucoup de nos médecins généralistes devraient déléguer deux ou trois renouvellements d’ordonnance par an à l’infirmier de référence, au pharmacien de référence pour n’avoir que des rendez-vous réguliers. Et ils apprécieront dans le dialogue avec ces paramédicaux, comment trouver la bonne fréquence. » Délégation de tâche (lire l’article sur la délégation de tâche) et infirmier de référence.

Pas question de traîner les pieds

Délégation d’actes (lire l’article sur la délégation de tâche) mais aussi « infirmier référent, pharmacien référent ». Le mot est lâché. Ces appellations qui, en sus du médecin référent, augurent le triptyque socle qu’appelle de ses vœux la FNI depuis plusieurs années. Et le Chef de l’État d’enfoncer le clou : « On a besoin que quand on habite dans un endroit, on puisse avoir quelqu’un en référence. C’est un médecin ou quelqu’un qui travaille avec lui dans ce réseau, qui peut être un paramédical, selon les besoins et ce que l’on a fléché, (..) qui va être à la ville ou à l’hôpital. On veut créer, à l’échelle d’un territoire, une solution de santé en incitant les acteurs de santé sur un territoire à coopérer entre eux. »

Et pas question de traîner les pieds : « Il faut bâtir un nouveau pacte avec la médecine libérale, un pacte de droits et de devoirs. (…) On doit mettre fin à une divergence qui s’est installée. (…) Dans chaque territoire, il va s’agir de construire une forme de solidarité collective. »

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