Négociations IPAL : l’art subtil du pansement sur la jambe de bois

Négociations IPAL : l’art subtil du pansement sur la jambe de bois

Dans le cadre des négociations conventionnelles qui ont actuellement cours concernant l’avenant n°9, l’Assurance maladie propose de favoriser l’exercice libéral mixte Idel-Ipal. Une manière de contourner le problème, prévient la FNI.

Plus d’un an après l’avènement de ce nouveau statut, un constat aussi prévisible que dommageable s’impose : leurs détenteurs ne parviennent pas à se constituer des files actives de patients suffisamment conséquentes pour leur permettre de vivre à part entière et convenablement de leurs compétences reconnues en pratique avancée. Il serait bien difficile pour les Ipal de l’être à plein temps faute d’un volant de patients suffisant. La faute aux médecins traitants qui freinent des quatre fers pour leur transférer les patients qui, pourtant, répondent aux critères requis pour bénéficier de cette nouvelle modalité de prise en charge. Et quand ils le font, c’est au compte-goutte, souvent, au demeurant, pour les personnes qui cumulent problèmes de santé et situation psycho-sociale difficile avec, comme corollaire, les problèmes supplémentaires qu’il faut alors gérer… Plus largement, ils n’entendent pas se concentrer que sur les cas complexes, par essence plus chronophages, et, par là même, abandonner une patientèle qui leur sert de variable d’ajustement de leurs revenus.

« Une solution qui… n’en est, in fine, pas une »

Face à cette situation, la Cnam propose tout bonnement d’encourager par divers mécanismes – aides à l’installation, forfaits supplémentaires, tarifs différenciés… – l’exercice mixte infirmier qui cumulerait métier socle et pratique avancée. « Nous refusons de voir cristalliser une telle solution qui… n’en est, in fine, pas une, justifie la FNI. Valoriser l’exercice mixte pour conserver l’exercice libéral de la pratique avancée est une aberration car c’est condamner à terme l’activité libérale des IPA. C’est la solution de facilité qui donnera bonne conscience aux autorités sanitaires sans régler le problème de fond ».

Autoriser l’accès direct aux Ipal

Soit mais comment ? En se rendant à l’évidence, suggère la Fédération, et en autorisant l’accès direct aux Ipal par les patients pour une partie de leur activité et dans des cas de figure dûment précisés. Problème : outre la levée de boucliers qu’une telle avancée ne manquerait pas de provoquer au sein du corps médical, celle-ci n’est pas envisageable dans le cadre conventionnel. Pour être effective, il convient, en effet, qu’elle fasse l’objet d’un aval réglementaire dont seul le Gouvernement peut être à l’origine. Et ce, afin d’atteindre un revenu cible des Ipal qui soit à mi-chemin entre le revenu moyen des médecins et celui des Idel. Subtile équation.

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