N’êtes-vous plus compétentes pour prendre en charges les plaies du « pied diabétique » ?

Petit bout par petit bout, au nom d’une plus grande structuration des parcours de soins, tous les pans de notre activité sont menacés, jusqu’à notre coeur de métier, les plaies et cicatrisations ! Toute résistance qui ne serait pas collective serait vouée à l’échec. Et si vous rejoignez le mouvement ?

L’Assurance maladie est en train d’organiser des filières hospitalières pour prendre en charges les patients que nous prenons aujourd’hui en charge en ambulatoire, c’est-à-dire “nos patients”. Elle écrit noir sur blanc dans son tout dernier rapport Charges et produits pour 2017 que les plaies du pied diabétique devront désormais suivre une filière hospitalière et les soins infirmiers être réalisés par des IDE spécifiquement formés. De fait, elle entend créer une filière « pied diabétique » en excluant les IDEL qui aujourd’hui prennent en charge les plaies de ce patient parce qu’ils ont toute compétence pour le faire. C’est encore une façon de grignoter sur notre patientèle et de laisser penser qu’il faudrait un diplôme spécifique supplémentaire pour prendre en charge les plaies de façon adéquate. Que nous reste-t-il alors si même le cœur de notre métier nous est retiré ?
Voici ce que l’Assurance maladie entend mettre en œuvre : « Pour renforcer la pro-activité du système vis-à-vis de cette fraction particulièrement fragile de patients diabétiques, il est proposé que les patients concernés fassent l’objet d’un repérage, réalisé par un professionnel expert dans ce domaine, qui ouvrirait droit à une orientation dans une filière hautement spécialisée incluant la collaboration de diabétologues, podologues et infirmiers spécifiquement formés, et offrant une prise en charge spécifique, c’est à dire certes des soins podologiques spécifiques, mais aussi des soins infirmiers spécifiques… » Cette filière qui serait à la fois hospitalière et ambulatoire, cette dernière étant assurée aussi par des centres hospitaliers labellisés à partir d’un cahier des charges national ou par des maisons de santé pluridisciplinaires sur la base d’un forfait dédié.

La démarche qualité Qual’Idel lancée en cette rentrée par la FNI est un des derniers espoirs pour résister collectivement à cette déferlante HAD/SSIAD/Hôpital. Comment ? En luttant aussi contre cette image d’infirmier libéral isolé, désorganisé, incapable de travailler en parcours de soins en apportant la preuve du contraire !
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