Partage de compétences : la fin d’un tabou !

Lors de ses vœux au secteur de la santé, prononcés le 6 janvier, le Président de la République a décidé de donner un grand coup de pied dans la fourmilière sur plusieurs sujets majeurs. Parmi les avancées annoncées, la délégation d’actes, nœud gordien de la rénovation de notre système de santé, qui doit répondre en partie au défi des déserts médicaux et aux enjeux d’accès aux soins. Assurément la fin d’un tabou qui impactera enfin l’évolution de notre profession infirmière.

L’Élysée a donc entériné le principe de partage des compétences et la redistribution des actes.

« Nous permettrons aux Français d’avoir recours à d’autres professionnels de santé [ndlr : que le médecin] pour des renouvellements d’ordonnance pour les maladies chroniques, pour la vaccination, pour le dépistage, pour l’éducation thérapeutique qui doivent pouvoir être réalisés par des pharmaciens, par des sages-femmes, par des infirmiers et des infirmières. La délégation d’actes doit être simplifiée, généralisée et il ne faut pas qu’il y ait de conflits entre les professions », a lancé le Chef de l’État.

« Si ça se fait à l’échelle d’une coalition ou d’un réseau… »

Pour que chacun joue le jeu, il mise sur le terrain, convaincu que la proximité organisationnelle des professionnels de santé les fera agir en bonne intelligence dans l’intérêt du patient : « Si ça se fait à l’échelle d’une coalition ou d’un réseau, ça va inciter tout le monde à coopérer, et on aura des paramédicaux qui seront en lien avec des médicaux. On a déjà des expériences permettant aux pharmaciens d’accueillir et d’orienter certaines pathologies bénignes du quotidien qui font leurs preuves, on a plusieurs autres professions paramédicales qui veulent contribuer. Nous ne devons pas perdre de temps et les généraliser. »

« Faire évoluer les compétences des autres professionnels de santé »

« Cette meilleure distribution des compétences et une répartition plus juste des obligations » ont vocation à contribuer à « une libération massive de temps médical ». Le tout, a précisé le Président de la République, « en le faisant  de manière extrêmement coopérative, respectueuse de tous et toutes. (…) Je sais que beaucoup de nos infirmiers, infirmières, médecins, personnels de santé, paramédicaux qui sont dans le libéral y tiennent aussi et veulent participer à cela. »De même, l’essor des Idel et IPA est un levier que l’Exécutif entend activer : « Nous devons faire évoluer les compétences des autres professionnels de santé [ndlr : que les médecins] pour renforcer notre capacité à soigner nos compatriotes. Dans cette offre territoriale, ces réseaux que l’on veut mettre en place (…), nous allons également associer tous les autres paramédicaux, toutes les autres professions. Nous développerons ainsi plus massivement les infirmiers et infirmières de pratique avancée. »

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