Prise en charge des personnes âgées à domicile : qui répond présent au quotidien ?

Les Idel, bien sûr ! Les infirmiers libéraux sont les maillons forts et incontournables de la prise en charge au domicile des personnes âgées : le Gouvernement serait avisé d’en prendre la pleine mesure à l’heure où le Premier ministre, Édouard Philippe, a confirmé dans son discours de politique générale, le 12 juin, devant les députés, que le projet de loi vieillissement serait présenté aux élus de la Nation d’ici la fin de l’année. Le dossier d’Avenir et Santé 475 de juillet-août revient sur ce rôle essentiel pour le quotidien de millions de personnes âgées et de leurs familles.

« Ce sont bien évidemment les Idel qui sont le plus en première ligne dans la prise en charge de cette population fragile que sont les personnes âgées », insiste Daniel Guillerm, Président de la FNI. Autre conséquence tout aussi imparable, toutes les mesures qui concerneront un plan ou une loi sur le vieillissement ne manqueront pas d’impacter l’exercice des Idel. Avec, à la clef, des enjeux considérables dans la mesure où une grande partie de la dépendance des seniors est gérée par le secteur libéral infirmier.

Des Idel mieux organisés, plus agiles et plus efficientes

Problème : si le constat est incontestable sur le terrain, il est loin d’être perçu comme tel par ceux qui nous gouvernent. « Toute la difficulté est de mettre en relief ce taux de prise en charge par le secteur libéral », confirme le Président de la FNI.
En s’appuyant réellement sur les professionnels libéraux, les tutelles bénéficieraient pourtant d’une solution efficiente, mieux organisée et beaucoup plus agile face aux besoins de la population. Les cabinets infirmiers sont en effet supérieurs puisqu’ils ne sont pas, eux, contraints par un cadre réglementaire de travail aussi strict qu’en établissement. D’où une agilité et une flexibilité accrues dans la prise en charge que les structures ne peuvent pas revendiquer, a fortiori en cas de survenue de situations imprévues.

Compétence et stabilité

Autre atout et peut-être le plus essentiel, le turnover sera toujours moins important dans les cabinets des Idel que dans une structure. Or, pour une personne âgée, c’est là un élément primordial dans la mesure où elle est attachée à ses soignants habituels et est le plus souvent mue par des équilibres fragiles.
Cette plus grande proximité des Idel avec leurs patients renvoie invariablement à la notion d’infirmière de famille. De fait, il n’est pas rare qu’un Idel suive plusieurs générations au sein d’une même famille. Avec, à la clef, une connaissance plus fine de leur environnement psychosocial.

Dossier à lire dans le n° 475 d’Avenir et Santé – actuellement dans les boîtes aux lettres