Qual’Idel : le meilleur moyen d’anticiper la recertification

Depuis trois ans, Qual’Idel, le référentiel qualité créé par la FNI, formalise les pratiques des Idel au regard de leurs obligations actuelles, de leurs compétences et de l’étendue de leur rôle propre et médico-délégué. Une manière pour la profession de prendre elle-même en main les exigences en matière de qualité à l’heure où la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a lancé le chantier de la certification et de la recertification. Pour anticiper ces échéances, c’est le bon moment de s’engager dans la démarche Qual’Idel !

Le troisième bilan de Qual’Idel intervient alors que les premières labellisations ont été décernées en janvier dernier. Elles faisaient suite à la première vague d’autoévaluations effectuées au premier trimestre 2017, la seconde venant de s’achever en mai dernier. Depuis son lancement en septembre 2015, la charte Qual’Idel en est à sa deuxième version, fruit de son actualisation pour intégrer les évolutions réglementaires mais aussi les nouveaux outils d’évaluation (modèles-types de documents administratifs, textes légaux et de bonnes pratiques etc.). La charte Qual’Idel comporte six chapitres thématiques et ce troisième état des lieux permet de souligner les points saillants sur lesquels les Idel doivent s’améliorer.

Les points de vigilance

Organiser son exercice : Certains Idel n’ont pas signé de convention de préleveur externe avec chaque laboratoire d’analyse partenaire. Autre manquement, l’absence trop fréquente d’affichage des informations sociales obligatoires du Code du travail dans le local professionnel. Par ailleurs, en matière de sécurité des données de santé des patients, l’accès à des ordinateurs sécurisés par des mots de passe, la sauvegarde quotidienne et sécurisée des données ainsi que l’existence d’un registre d’accessibilité sont souvent négligés.

Accueillir les patients : Les Idel sont tenus de se voir délivrer, par le patient, une attestation de remise des clefs ou encore, de ne pas faire fi du livret d’accueil. Des items dont le respect doit être amélioré.

Réaliser les soins infirmiers : Les Idel ne doivent pas omettre d’évaluer régulièrement la satisfaction des patients, de solliciter leur consentement des patients pour élaborer et mettre à jour le dossier de soins ou encore, de les informer de leur droit de consultation, d’accès, de rectification et de suppression des données les concernant qui y figurent. Pour ce qui est de la fin de vie, la traçabilité de l’évaluation de la douleur dans le dossier de soins infirmier ainsi que l’application des recommandations du guide de « Bonnes pratiques essentielles en hygiène à l’usage des professionnels de santé en soins de ville » de la SF2H sont parfois insuffisantes.

Assurer la continuité des soins : Le fait de proposer une carte de coordination aux patients, laquelle centralise l’ensemble des coordonnées des professionnels intervenant dans la prise en charge, n’est pas entré dans les habitudes de tous les Idel. De même, beaucoup n’utilisent pas de messagerie sécurisée.

Facturer, recouvrer, archiver : Nombre d’Idel délaissent le respect des délais de facturation et d’envoi aux Caisses comme l’organisation du recouvrement de leurs créances selon un rythme planifié pour éviter d’avoir de l’argent immobilisé.

Assurer sa formation continue : Là, les Idel n’ont pas toujours créé leur compte personnel sur le site du FIF-PL. D’autres n’ont pas pensé à déduire de leur déclaration 2042 le temps de formation non indemnisé ni à faire figurer les frais d’hébergement et de transport afférents aux formations suivies en frais professionnels déductibles dans la déclaration 2035.

Pour en savoir plus sur Qual’Idel et vous inscrire dans cette démarche : https://qualidel.fr/

Article complet à lire dans le numéro 465 d’Avenir & Santé (juin-juillet 2018).