Référentiel d’activité des Aides-Soignantes : Il y a baleine sous galets…. et pas que !

Les syndicats infirmiers libéraux représentatifs et l’Ordre National des Infirmiers ont été conviés par le Ministère à participer à un groupe de travail sur la formation socle des aides-soignantes et des auxiliaires de puériculture.

La stratégie de transformation du système de santé « Ma santé 2022 » et la mission confiée à Dominique LIBAULT en octobre 2018 sur le grand âge et l’autonomie affichent une volonté commune de valoriser l’exercice du métier des aides-soignants et d’actualiser leurs compétences. Dans ce cadre, les travaux qui avaient été initiés en 2017, portant notamment sur les référentiels activités/compétences/formation des aides-soignants et auxiliaires de puériculture, ont repris et un groupe de travail a été réuni.

Nous avons appris le 14 juin dernier que nous serions désormais associés à ce groupe de travail, alors que 3 séances portant sur les référentiels de compétence s’étaient déjà tenues…

C’est le 24 juin que nous avons participé à notre première session plénière qui a réuni les représentants du Ministère, les représentant des grandes centrales syndicales, les Fédérations d’employeurs, les représentants des centres de formation AS, les Fédérations d’aides-soignants et l’Ordre National Infirmier.

Même si à ce jour, rien n’est cristallisé, les orientations soumises nous font craindre le pire !

Sous le prétexte de sécuriser et de valoriser l’exercice des aides-soignants, le Ministère pose au débat des domaines d’activités propres au champ de compétence infirmier et qui seraient transférables aux AS. Inutile de vous donner les positionnements respectifs dans ce débat. La réunion houleuse a opposé des visions antagonistes basées sur des défenses d’intérêts catégoriels.

À ce stade ce que nous pressentons, c’est une demande forte du Ministère d’accepter pour les aides-soignantes ce que les médecins ont refusé aux infirmières. Les arguments opposés par le ministère sont ténus puisque même les infirmières en pratiques avancées (IPA) demeurent sous tutelle médicale.

Pour la FNI, le contexte social et la faible attractivité du métier d’AS ne peuvent suffire à justifier les positions du Ministère. La FNI a été très claire sur le sujet, sans réflexions globales, décloisonnées sur une possible porosité des métiers (de l’auxiliaire de vie au médecin spécialisé en passant par l’aide-soignant et l’infirmier) la réforme se heurtera à une opposition sans faille de la profession infirmière.