Réforme des retraites : Avant de mobiliser, la FNI mise sur le dialogue !

Face aux annonces sur la retraite et avant que le projet de loi ne soit figé, la FNI a fait le choix de continuer à négocier avec le Haut-Commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye. L’objectif est de faire prendre en compte les spécificités des infirmières libérales qui font partie pour l’instant des perdants de la réforme.

Concernant la méthode, la FNI joue collectif avec les autres professions paramédicales qui cotisent à la Carpimko et sont membres de la Fédération Française des Praticiens de Santé (FFPS).

Obtenir la compensation intégrale de l’augmentation annoncée des cotisations retraites des Idel : pour y arriver, la Fédération plaide pour une augmentation de la prise en charge par l’Assurance maladie de la partie forfaitaire des cotisations retraite de l’Avantage social vieillesse (ASV), mais également pour le maintien de l’assiette actuelle de calcul des cotisations retraite, c’est-à-dire sur les revenus nets déclarés (et non bruts comme envisagés) auxquels s’ajoutent les éventuelles cotisations Madelin.

Autre demande de la Fédération et de ses alliés : obtenir un changement partiel d’affectation de la CSG en cotisation retraite. Cette modification ne modifierait pas le montant de la cotisation à payer mais diminuerait le coût réel global pour les Idel.

Par ailleurs, la FNI, avec la FFPS, souhaite l’affectation des réserves de la Carpimko au profit de ses affiliés, l’attribution des mêmes droits familiaux concernant la retraite que ceux des salariés pour l’ensemble des professionnels de santé paramédicaux et enfin, la pérennisation du Fonds d’action sociale (FAS) et donc de son financement.

Des revendications que la FNI espère toujours voir aboutir dans le cadre du dialogue social, l’heure de la défiance et de la manifestation n’étant pas de mise tant que les discussions sont encore susceptibles de déboucher sur de réelles avancés.

Pour la FNI, l’instauration d’un rapport de force n’est cohérent que si les lignes de force sont posées. Ce n’est pas le cas aujourd’hui ! La déclaration du Chef de L’Etat en marge du G7 le 26 août dernier démontre que le lobbying que nous opérons commence à porter ses fruits. Il a insisté devant la presse sur le fait que des solutions devraient être trouvées pour ne pas pénaliser certaines professions risquant d’être « lésées » dans la réforme : infirmiers, aides-soignants, enseignants. D’aucuns penseront qu’il s’agit uniquement des salariés : ils se trompent …..