Second tour des présidentielles : À la vot(r)e !

second tour des présidentielles : À la vot(r)e

Il n’est pas du rôle de notre syndicat de donner des consignes de vote mais de vous informer du contenu des programmes. La FNI rappelle cependant son attachement aux valeurs humanistes de la profession et à l’égal accès aux soins pour tous.

Fait marquant dans la campagne, alors que l’accès aux soins est une préoccupation majeure des citoyens, le recrutement massif semble être le remède à tous les maux. Le maintien en emploi est peu abordé si ce n’est que sous l’angle de revalorisations ce qui, dans le contexte économique qui se profile, relève peut être du mirage.

L’organisation des soins

 Marine Le Pen veut pérenniser le financement de la Sécurité sociale en simplifiant l’administration du système, en luttant contre la gabegie financière et en investissant dans les nouveaux outils numériques.

Par ailleurs, la candidate du Rassemblement national (RN) entend favoriser la coopération interprofessionnelle. Elle prévoit, parallèlement, d’élargir les tâches dévolues aux pharmaciens, aux sages-femmes, aux infirmiers et aux assistants sociaux « afin de dégager du temps médical aux praticiens » et de rendre aux médecins « leur liberté d’expression et de prescription ».

Autres pistes, créer des urgences gériatriques et organiser un partenariat entre les services des urgences et les cabinets médicaux libéraux. 

Emmanuel Macron insiste lui aussi sur « l’importance de la coordination et du travail en équipe entre les professionnels de santé » et ce, dans différentes configurations : le triptyque médecin-infirmier-pharmacien, les ESP, les MSP et autres CPTS. Il convient de « développer encore plus ces pratiques » et d’aller vers « plus de partage de compétences, en laissant la primeur du diagnostic au médecin et une place plus importante aux infirmiers libéraux ». Tout en généralisant les assistants médicaux.

Surtout, le Président de la République est partisan de désigner un infirmier ou un pharmacien référent pour procéder aux actes simples comme le renouvellement d’une ordonnance. Plus largement, l’idée est de donner plus de responsabilités aux paramédicaux et, là aussi, de libérer du temps médical pour les médecins. Dans les établissements, il veut leur accorder une place centrale dans la gouvernance. Sans omettre d’alléger les charges qui pèsent sur les soignants.

Enfin, il veut renforcer la télé-expertise et la téléconsultation mais, également, améliorer l’accès aux urgences en élargissant la participation des médecins de ville aux astreintes.

 L’accès aux soins, le conventionnement et les déserts médicaux

 Outre le maintien d’un maximum d’hôpitaux de proximité et l’augmentation des effectifs de la fonction publique hospitalière, Marine Le Pen propose de mettre en place « des incitations financières fortes », dont une rémunération de la consultation modulées selon le lieu d’installation, pour augmenter l’attractivité des zones sous-dotées. Le tout complété par une action de l’État consistant, par exemple, à instaurer un stage d’internat dans ces dernières, à permettre aux médecins retraités d’y exercer moyennant des déductions de charge et enfin, à développer les maisons et les centres de santé. 

Quant à Emmanuel Macron, il refuse tout système contraignant en la matière. En revanche, il propose que la quatrième année d’internat comporte des semestres dans les déserts médicaux. Sans compter une meilleure rémunération et un accompagnement notamment en ce qui concerne le logement. Dans les zones sous-dotées, il évoque la possibilité de salarier des infirmiers subventionnés pour libérer du temps médical. 

Le numerus clausus 

Marine Le Pen recommande de relever le numerus clausus d’accès aux études de santé pour éviter le recours massif aux médecins étrangers et permettre le remplacement des nombreux départs à la retraite. Dans le même temps, elle prévoit « au moins » 10 000 places supplémentaires dans les Ifsi et les centres de formation d’aides-soignants. 

Prévention, santé publique et environnementale

Le Rassemblement national donnera « plus de place à la prévention » et rendra les visites médicales scolaires de nouveau obligatoires. 

Du côté du Président sortant, on rappelle qu’il « faut un changement culturel et collectif pour faire plus de prévention ». Tout d’abord, en renforçant la détection précoce de certaines pathologies comme l’obésité. Ensuite, en diligentant des actions « peut-être plus ciblées » de l’État et de l’Assurance maladie mais aussi des acteurs privés et des collectivités locales. Le candidat de la REM préconise également d’instaurer un bilan de santé complet et gratuit aux âges clés de la vie (25, 45 et 60 ans). 

Des moyens pour l’hôpital public, pas pour la médecine de ville 

Pour ce qui est de l’hôpital, Marine Le Pen veut revenir à une dotation globale et procéder à un « recrutement massif de personnels soignants ». A cela, s’ajouterait un moratoire sur la suppression des lits à l’hôpital. Sachant que 2 milliards d’euros seraient affectés sur cinq ans pour revaloriser les salaires des personnels soignants hospitaliers avec, en particulier, une augmentation de 10 % des salaires des infirmiers hospitaliers. 

Emmanuel Macron, lui, appelle tout bonnement à poursuivre les réformes engagées depuis cinq ans et à revaloriser les rémunérations, celle-ci étant au cœur des problématiques de pénurie de personnel médical. Quitte aussi à revoir le temps de travail de certains soignants. 

Le Grand âge 

Marine Le Pen est, elle aussi, partisane de créer un cinquième risque de la Sécurité sociale consacrée à la dépendance.

Quant à Emmanuel Macron, il souhaiterait optimiser le maintien à domicile des personnes âgées, notamment en mettant en place un seul interlocuteur chargé d’organiser tous les services pour le compte de l’aidant ou de la personnes âgée. En complément, 50 000 infirmiers et soignants supplémentaires seraient enrôlés dans les Ehpad d’ici 2027.

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