Soins aux victimes des attentats : une rémunération spécifique pour les pansements complexes

A la demande du Président du syndicat FNI des Hauts-de-Seine, la Caisse primaire d’Assurance maladie a pris la décision d’accorder une rémunération spécifique aux Idels qui interviennent auprès des victimes des attentats terroristes survenus le 13 novembre à Paris dans le cas des pansements lourds et complexes. Une revendication légitime pour les idels et surtout un gain pour les patients. En commission paritaire, la CPAM a considéré que les plaies des victimes des attentats pouvaient correspondre à des situations inhabituelles nécessitant plus de soins. « Sur la base d’une séance habituelle pour un pansement d’une demi-heure, un supplément forfaitaire AMI 4 peut être accordé par demi-heure supplémentaire au-delà de la 1ère demi-heure avec un maximum de 3 fois une demi-heure. »

La FNI salue cette initiative qui vient compléter un dispositif spécifique de prise en charge déclenché pour les victimes des attentats. Dès le 17 novembre, la ministre de la santé annonçait l’application immédiate de la gratuité des soins et la simplification des procédures de prise en charge par la sécurité sociale.

Afin d’assurer le traitement des dossiers des victimes du 13 novembre 2015, des modalités de prise en charge spécifiques des victimes ont ainsi été définies. La CPAM des Hauts de Seine a jugé que les pansements lourds et complexes réalisés par les infirmières libérales devaient en faire partie. Pour la FNI, cette décision créé un précédent qui se justifie pleinement. La Fédération n’hésitera pas à intervenir, autant que de besoin, pour faire appliquer cette mesure dans d’autres départements qui pourraient être concernés.