Stocks d’Etat : Les masques tombent !

Des directives ministérielles relayées par la CNAM encadrent désormais la distribution des stocks disponibles au niveau des pharmacie : Distribution des masques , 18 par IDEL et par semaine !

Les nouveaux stocks de masques destinés aux professionnels de santé sont arrivés en pharmacie.
Mais les quantités ne sont pas au rendez-vous et les pouvoirs publics se sont défaussés de leur responsabilités en donnant aux pharmaciens le mauvais rôle. Ils ont donné à ces derniers des consignes très strictes pour la distribution des masques.

Dans les zones où l’épidémie est vive, les pharmaciens ne sont autorisés à délivrer que 18 masques par semaine et par IDEL (comme pour les médecins), chirurgicaux ou aux normes FFP2 selon les indications et les disponibilités, et le choix du professionnel. Et, sur le reste du territoire national, seuls les médecins généralistes, IDE et pharmaciens pourront recevoir 18 masques par semaine et par professionnel. Aucune distribution n’est prévue pour les autres professionnels.

Concrètement, il n’y a pas de masques pour tous, mais les IDEL restent prioritaires, dans la limite de ce qui a été établi et des disponibilités. Face à la pénurie de matériel de protection, le CNPS et la FFPS ont communiqué et demandé aux professionnels de santé libéraux de comprendre que les pharmaciens d’officine sont tenus de respecter strictement les consignes de l’État et de l’Assurance maladie concernant les modalités de distribution des masques.

Les élections municipales étant reportées, les maires ont été priés de transférer de toute urgence aux professionnels de santé libéraux de leur commune, le matériel de protection et de désinfection qu’ils avaient reçu. C’est d’une urgence absolue !

Enfin, la FNI met en garde contre les phénomènes d’incivilité dont les IDEL commencent à être sont l’objet (vols, attaques de véhicules et agressions) en raison du matériel qu’elles transportent.
Les pouvoirs publics doivent prendre toutes les mesures utiles à leur protection afin de ne pas ajouter l’insécurité au risque qui existe déjà pour la santé de soignants.

Les syndicats interpro ont exigé de l’Etat qu’il communique sur la réalité des stocks, les prévisions de production et les dates de livraison.
Voir les instructions de la CNAM