Télésoin : pour qui ? Comment ?

Instauré en 2019, le télésoin s’inscrit dans le parcours de soins du patient coordonné par le médecin traitant. Sa finalité est triple : faciliter, pêle-mêle, l’accès aux soins, la coordination des professionnels de santé et la transformation numérique du système de santé. Parmi ses acteurs, figurent évidemment les infirmiers. Parce qu’il est extrêmement récent, ce dispositif a justifié la publication, en septembre, par la HAS d’une fiche de bonnes pratiques intitulée : « Qualité et sécurité du télésoin – Critères d’éligibilité ».

Pour bien définir le champ du télésoin, en particulier les professionnels concernés et les situations cliniques qui peuvent le justifier, la Haute autorité de santé (HAS) a opté pour une méthode inversée. Celle-ci consiste non pas à préciser qui et quand on en est exclu mais plutôt à arrêter une liste de critères d’éligibilité à satisfaire préalablement avant d’effectuer un soin à distance.

Une « relation patient-professionnel bien établie »

Tout d’abord, le recours au télésoin relève d’une décision partagée du patient et du professionnel qui va procéder au télésoin. Par ailleurs, le télésoin requiert autant que possible une « relation patient-professionnel bien établie » quand bien même « un premier soin à distance peut être pertinent dans certaines situations et pour certaines professions car il facilite l’accès au soin ».
A noter qu’il est possible d’alterner soin en présentiel et télésoin si le professionnel de santé juge qu’un tel rythme est nécessaire. Le patient, lui, peut être accompagné (par un professionnel de santé, un aidant etc.) lors de la réalisation du soin à distance tandis que pour les mineurs de 18 ans, la présence d’un des parents majeurs ou d’un majeur autorisé est nécessaire.

Proposer une prise en charge alternative et adaptée

Le professionnel de santé doit en outre juger de la pertinence d’une telle prise en charge à distance plutôt qu’en présentiel. Pour cela, il vérifie l’éligibilité du patient au regard de divers paramètres :

  • la situation clinique du patient ;
  • la capacité du patient à communiquer à distance et à utiliser les outils technologiques ;
  • les facteurs physiques, psychologiques, socio-professionnels, familiaux ;
  • la nature du soin, sachant que le télésoin n’est pas adapté aux situations nécessitant un contact direct en présentiel entre le professionnel et le patient ou un équipement spécifique non disponible à proximité du patient (vaccinations, pansements, adaptation ou ajustement d’une orthèse ou d’une prothèse etc.) ;
  • l’existence d’exigences spécifiques concernant les locaux, les équipements ou le matériel ;
  • la disponibilité des données nécessaires à la bonne réalisation du soin et à la prise en charge ultérieure du patient (traçabilité du télésoin, nécessité de partager le compte-rendu du télésoin, possibilité de transmettre une prescription…).

Si, après évaluation, le patient n’est pas éligible, le professionnel censé assurer le télésoin est tenu de lui proposer une prise en charge alternative et adaptée à sa situation (consultation en présentiel et/ou d’un autre professionnel…).

HAS sur le télésoins :
https://www.has-sante.fr/jcms/p_3201303/fr/qualite-et-securite-du-telesoin-criteres-d-eligibilite

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