Tuteur : une fonction enfin reconnue

Nous allons pouvoir nous former à la fonction de tuteur via le dpc dès 2017. C’est une nouveauté de cette année. Avec à la clé une formation gratuite et indemnisée. Dans le cadre de l’accueil des étudiants infirmiers en stage, l’instauration d’un tutorat digne de ce nom est une demande de la profession depuis des années. Cette revendication s’est encore renforcée avec la réforme des études et la mise en place d’un portfolio pour tous les étudiants, d’exigences accrues sur les tuteurs et de nouvelles modalités d’encadrement. La FNI en a fait une véritable bataille et se félicite aujourd’hui de l’obtention de deux avancées majeures : d’une part la reconnaissance d’une véritable fonction tutorale via la création d’une formation dpc validante et le remboursement par l’Assurance maladie des actes réalisés dans le cadre de leurs stages par les étudiants.

Il ne reste plus qu’une revendication sur la liste établie par la FNI à savoir notre rémunération pour assumer cette fonction de tuteur. Les tuteurs de stage doivent être rémunérés pour assurer cette mission importante, à l’instar de ce qui est mis en place dans la médecine générale, ne serait-ce que pour tenir compte du temps passé aux côtés de l’étudiant et de l’impact de l’accompagnement de l’étudiant sur la baisse d’activité de l’infirmier.

A noter que la FNI n’était pas restée inactive dans l’attente de ces avancées. En région, les élus FNI URPS s’étaient mobilisés comme par exemple en Ile-de-France où l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) infirmiers a obtenu des financements pour mener une expérimentation sur le tutorat. Elle permettait à des IDEL d’être formés gratuitement à la fonction de tuteur et d’être rémunérés pour assurer cette fonction. Ils percevaient ainsi 500 € par stage grâce à des fonds apportés par l’Agence régionale de santé.

De plus en plus, les stages doivent être de véritables enseignements cliniques. Les cabinets libéraux sont très recherchés des étudiants car ils offrent à la fois une grande technicité et une grande diversité d’actes. L’accueil ne doit plus reposer uniquement sur le bénévolat, le combat qu’il nous reste encore à mener est d’obtenir une compensation financière pour la charge de travail supplémentaire et la baisse d’activité.